L’art et la culture sont la mémoire des peuples, et les femmes en sont les gardiennes et les passeuses à travers les générations. C’est dans cet esprit qu’est né le Chœur SAMAR, un espace qui permet aux femmes – arabophones ou non – d’élever leurs voix en chantant, afin de préserver les chants et la mémoire, et de trouver dans l’art une force d’expression et de résistance. Au sein du chœur, nous célébrons notre diversité, nous chantons l’amour, la paix et la solidarité, et nous transformons nos voix en un pont entre passé et présent, entre patrimoine et vivre-ensemble.
Au sein de la Chorale SAMAR, nous offrons un espace sûr et partagé, fondé sur le respect de la diversité, des différences et de la solidarité au-delà des frontières. Grâce à des ateliers de chant et de musique, nous accompagnons les femmes dans la préservation de leurs récits, de leur histoire et de leur culture, et dans leur partage avec la société d’accueil, afin de briser les barrières de l’isolement et de déconstruire les stéréotypes imposés par l’exil.
Pour les femmes non arabophones, nous traduisons les chants travaillés en français afin qu’elles en comprennent le sens. De plus, nous transcrivons les paroles en lettres latines pour faciliter la prononciation et le chant.
Le projet de la Chorale SAMAR s’inspire de l’expérience exceptionnelle des femmes syriennes qui ont résisté à travers le chant et la préservation de leur patrimoine, notamment avec le « Chœur Haneen » fondé par la militante Raja Banot, à qui nous dédions ce projet en son honneur et en sa mémoire. Nous espérons pouvoir diffuser la paix que Raja et toutes les femmes syriennes cherchaient, ces femmes qui continuent de chanter et de résister malgré la dureté des guerres et de l’exil.
Amplifier les voix des femmes migrantes et réfugiées, les rendre visibles et présentes, en créant des espaces partagés qui leur permettent de s’engager afin d’améliorer leurs réalités et de promouvoir l’égalité et la justice dans le contexte de l’asile et de l’intégration.
Rappeler le cas de Samar SALEH, une militante et défenseur des droits de l’Homme et des droits des femmes qui a été kidnappée par Daech depuis 2013.
Artiste syrienne diplômée en éducation musicale, chanteuse et instrumentiste, jouant du oud et de la guitare. Sa musique est influencée par les réalités humaines et politiques de la Syrie.
A travers son travail, elle cherche à rappeler l’importance des libertés individuelles et de l’acceptation de l’autre, quelles que soient ses orientations religieuses, sexuelles ou ethniques.
Elle a enseigné la guitare et la musique en Syrie et a participé à plusieurs projets musicaux réunissant des artistes du monde entier, réalisés en Turquie, en France et en Allemagne.
Ses dernières activités incluent son travail comme chanteuse et joueuse de oud avec le groupe Sukoon en France. Ouverte aux collaborations interculturelles et aux échanges artistiques.